« Passionné par les airs, je conjugue mes deux passions : les avions et le saxophone »

Actuellement en stage au centre des matériaux de MINES ParisTech – PSL, Alexandre nous décrit son expérience au sein du master Sciences et Génie des Matériaux porté par les 3 écoles d’ingénieurs de PSL (MINES ParisTech - PSL, Chimie ParisTech - PSL et ESPCI Paris - PSL). Passionné par l'aéronautique et l'aérospatial,  il revient sur son intérêt pour la politique de fin de vie des produits et souligne le rôle que les chercheurs ont à jouer dans la société.

alexandre

Alexandre aime se laisser porter par la vie et cela lui réussit.
« Je suis entré à l’Université de Bourgogne sans plan de carrière prédéfini et ces trois années ont tout changé. Je me suis pleinement épanoui et reconnu dans cette ambiance de partage des savoirs et proximité entre les étudiants et les professeurs. Après une année prépa, autant dire que j’ai été enthousiasmé. En troisième année de Licence mécanique du solide et des fluides, mon projet professionnel a pris forme et j’ai décidé de m’orienter vers l’aéronautique ou l’aérospatial. »

Son professeur de mécanique lui conseille de postuler au master Sciences et Génie des Matériaux porté par les 3 écoles d’ingénieurs de PSL (MINES ParisTech - PSL, Chimie ParisTech - PSL et ESPCI Paris - PSL) .
« Cette première année de master a été une vraie expérience ! Je n’avais pas du tout la même formation que mes camarades. Ils étaient en majorité issus de grandes écoles d’ingénieurs avec de solides bagages en chimie et nos approches des mêmes sujets étaient assez différentes. Il m’a fallu m’intégrer, mais cela a été très bénéfique, j’ai pu compléter mes connaissances ! »

Premier de sa promotion, Alexandre intègre, en master 2, le parcours « Mécanique des matériaux pour l’ingénierie et l’intégrité des structures » (MAGIS) qui répond davantage à son projet professionnel et lui permet d’allier connaissances théoriques et pratiques.
« J’aime l’aspect très concret de l’ingénierie et notamment le fait d’avoir un impact sur les politiques industrielles. En tant que mécanicien, on applique ce que l’on sait sur les matériaux et les structures à une problématique industrielle donnée. Parmi les sujets qui suscitent mon intérêt, il y a celui du cycle de vie des produits du secteur aéronautique et aérospatial. »

J’aime l’aspect très concret de l’ingénierie et notamment le fait d’avoir un impact sur les politiques industrielles.

En dehors de ses cours, le quotidien d’Alexandre s’articule autour de ses deux passions : l’aviation et le saxophone.
« Depuis le lycée je suis fasciné par les avions et par l’idée de voler. J’ai même obtenu mon brevet de pilote amateur. J’adore me laisser porter… C’est aussi ce que je recherche lorsque je joue du saxophone dans l’orchestre de ma ville natale. Je m’amuse, je joue avec les notes. D’ailleurs, je ne me suis jamais vraiment intéressé à la physique du saxophone mais cela vaudrait le coup afin de comprendre comment un son si juste sort de cet instrument. »

En ce moment, Alexandre effectue un stage au centre des matériaux de MINES ParisTech – PSL sous la direction de Natan Guillermin qui fait sa thèse sur les disques haute pression des turbos d’hélicoptères. Alexandre souhaiterait lui aussi poursuivre en doctorat :
« Pour mon sujet de thèse, je m’intéresse de près à deux projets de recherche européens. Le premier, nommé Ascension, vise à étudier le comportement en fatigue des lanceurs de fusées réutilisables. Le second, appelé Imothep (Investigation and Maturation of Technologies for Hybrid Electric Propulsion), a pour but de mener des recherches sur la propulsion hybride électrique des avions commerciaux afin réduire leurs émissions. »

Très attaché à la politique de fin de vie des produits, Alexandre est convaincu que les chercheurs ont un rôle de sensibilisation à jouer dans la société.
« Aujourd’hui, l’orbite terrestre est saturée de débris spatiaux parce qu'aucune politique de fin de vie n’avait réellement été pensée au lancement de ces produits. Il me semble indispensable de sensibiliser les industriels à cela. Selon moi, en plus de travailler sur des solutions pérennes, les chercheurs se doivent d’attirer l’attention sur les problématiques qui pourraient être rencontrées si aucune action n’était enclenchée. »

Pour conclure notre échange sur une note légère, lorsqu’on demande à Alexandre s’il a un rêve un peu fou, il nous souffle : « savoir voler… »